Guadeloupe

Veteris

Lien social

Slogan

Une société respectueuse de ses aînés est une société aux fondations et à l'avenir solides.

Contrairement à l’imaginaire que nous avons de la démographie des départements d’Outre-Mer, la Guadeloupe, la Martinique et la Réunion connaissent un fort vieillissement de leurs populations. Ainsi selon une étude menée en 2009 par l’INED, on estime que d’ici 2030, la part des personnes de plus de 60 ans aura doublé dans ces régions. À cela se conjugue une transfiguration de la famille antillaise. L’évolution des mœurs, l’individualisme croissant et l’éclatement de la cellule familiale ont relégué au second rang des valeurs chères aux antillais, en particulier la solidarité familiale. Ferdine Imanbakas-Desfontaines, membre de l’Union Départementale des Associations Familiales (UDAF Guadeloupe) constatait d’ailleurs, avec justesse, que les grands-parents tiennent un rôle de plus en plus ténu dans l’éducation de leurs petits-enfants. Alors qu’avant plusieurs générations coexistaient sous le même toit, aujourd’hui ce n’est plus le cas. L’aîné vit souvent seul chez lui. De plus, même lorsque le sénior a la chance d’être entouré de proches (enfants adultes, sœurs et frères) volontaires, les impératifs professionnels et familiaux que connaissent ces personnes ne leurs permettent pas d’être pleinement disponibles pour aider l’intéressé dans ses démarches ou l’accompagner dans ses loisirs. Or, et en particulier aux Antilles, nombreuses sont les personnes âgées en perte d’autonomie qui refusent d’aller en EHPAD (8 sur 10 personnes concernées) et qui font le choix d’une assistance médicale à domicile. Ainsi, ces personnes ne bénéficient pas des activités mises en place en établissement et créent très peu de lien social, si ce n’est occasionnellement avec leurs proches ou l’aidant à domicile. Pour toutes ces raisons, il devient urgent de repenser l’accompagnement et les services offerts aux personnes âgées sur le territoire. Le projet Veteris s’adresse : -aux séniors de 60 ans à 99 ans-qui ne sont pas placés en structure ; -qui sont en situation d’isolement ou qui tout simplement auraient envie d’avoir des activités épanouissantes. - qui seraient atteints d'un handicap (exemple : ablation d'un membre chez une personne atteinte de diabète)-des séniors percevant de petites pensions (environ 1000 euros mensuels selon nos constatations) aux séniors plus aisés. Ce projet permettra donc à des séniors isolés et parfois déprimés, de retrouver de la mobilité et de la joie de vivre. C’est donc un projet qui œuvre à la bonne santé du tissu social guadeloupéen, à la bonne santé physique et mentale des séniors isolés, à la lutte contre la sédentarité, mais aussi à moyen terme, il sera source de développement économique pour le pays (développement de partenariats avec des structures existantes, création d'emplois).Il s’appliquerait dans un premier temps au département de la Guadeloupe, qui est un bon échantillon d’expérimentation. À terme, ce projet pourrait être étendu aux autres départements comptabilisant les mêmes données démographiques, voire même se traduire par des échanges entre ces différents départements (en fonction des activités développées sur chacun de ces territoires).  Clément Moreau, « EHPAD en France : pénurie d'hébergement pour les personnes âgées dépendantes », Santé Blog, Actualités, 2018.