Guyane

L'Ecole Sexprime

Lien social

Slogan

Rendons les jeunes acteurs de leurs choix pour créer du lien social et construire une société basée sur le respect et la tolérance.

L’importance de l’éducation à la sexualité en milieu scolaire a été soulignée dans de nombreux référentiels internationaux. Parmi les Objectifs de Développement Durable (ODD) de l’Organisation des Nations Unies (ONU), entrés en vigueur en 2016 et succédant aux Objectifs du Millénaire pour le Développement, l’objectif n° 4 « Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie » et n°5 « Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles » encouragent les Etats à établir des actions dans ce sens. En France, l’éducation à la sexualité est inscrite dans les programmes de l’Education Nationale (programme Eduscol et Profedus). Par ailleurs, la stratégie nationale de santé sexuelle (2017-2030) insiste sur son importance et en particulier les axes : -1/ Investir dans la promotion en santé sexuelle, en particulier en direction des jeunes, dans une approche globale et positive -6/ Prendre en compte les spécificités de l’outre-mer pour mettre en œuvre l’ensemble de la stratégie de santé sexuelle.  Les acteurs associatifs sont ainsi encouragés à investir dans ces domaines et à renforcer la promotion de la santé en lien avec l’éducation nationale et la santé scolaire. Les évènements sociaux d’Avril 2017 ont mis en lumière auprès du grand public, mais aussi auprès de nos politiques, les difficultés auxquelles la Guyane Française fait face. Parmi celles-ci, les violences faites aux femmes, les grossesses précoces, les taux alarmants de transmission d’Infections Sexuellement Transmissibles (IST) sont le quotidien de notre territoire. Outre la prévention des risques sexuels, l’éducation à la sexualité dès le plus jeune âge permet de favoriser l’apprentissage du savoir-vivre en société, le respect de l’autre, la promotion des égalités fille-garçon et la lutte contre les stéréotypes de genre.En Guyane, ces objectifs sont d’autant plus prééminents au regard de certaines données : -Pour 100 000 habitants, 1,17 femmes étaient tuées par leurs partenaires en 2016 en Guyane, soit le taux le plus élevé au niveau national[1]-En 2013, les grossesses chez les mineures de moins de 18 ans sont près de 8 fois plus fréquentes en Guyane (14.8 %) que chez les 0-20 ans au niveau national (1,8 %)[2]-La Guyane enregistre les taux plus élevés de nouvelles infections au VIH (18 pour 10000) ainsi que le taux le plus élevé des personnes ignorant leur séropositivité : Guyane (66 pour 10000 habitants)[3].   Face à ces constats, l’intervention des acteurs associatifs, combinée à une mobilisation des professionnels de l’éducation nationale, est apparu fondamentale. D'autant plus que notre intervention s'inscrit dans la promotion des parcours éducatifs de santé établis au sein des établissements scolaires. Les publics visés par le projet sont les acteurs de la communauté éducative (enseignants, infirmières, principaux directeurs, animateurs du périscolaire…) et les élèves allant du cycle 3 (CM1, CM2, 6ème ) et cycle 4 (5ème, 4ème, 3ème ), classes SEGPA et ULIS (Unité Localisé pour Inclusion Scolaire)[1]Etude nationale relative aux morts violentes au sein du couple durant l’année 20162.[3]Cross-sectional analysis of ANRS CO3 Aquitaine cohort. International. In : abstract 0212. Glasgow ; 2016