La Réunion

La caravane des gourmets

Production économique

Slogan

Le meilleur de l’île vient à votre rencontre !

La Confrérie des Artisans Confituriers Confiseurs de La Réunion (CACCR) a été créée en 2016 par un regroupement d’artisans ayant à cœur de valoriser la production artisanale de La Réunion en matière de confitures et confiseries. Ces derniers avaient constaté lors de leur activité de production et de commercialisation les difficultés à écouler leur marchandise et à se positionner sur certains marchés, notamment quand il était nécessaire d’engager des frais en amont (participation à des marchés, foires, salons).De cette première étape de mutualisation, leur est venue l’idée d’aller plus loin. Afin de développer au mieux leur activité et de se consacrer à leur métier de producteur, les artisans souhaitent réfléchir à un mode de distribution répondant à trois enjeux :1) Leurs canaux de distribution privilégiés sont pour le moment les marchés (vente directe) et les épiceries fines / boutiques touristiques (vente indirecte). Les marchés sont nombreux sur l’île – marchés réguliers ou événementiels, et leurs produits sont également distribués dans certains réseaux spécialisés – épiceries, boutiques de touristiques, etc. Mais la gestion de ces modes de distribution est extrêmement chronophage et/ou coûteuse et elle ne permet pas l’écoulement du potentiel de production.2) Par ailleurs, les études des comportements alimentaires et de la consommation des ménages à La Réunion montrent que de nombreux Réunionnais achètent une grande partie de leurs produits d’épicerie en grandes surfaces (79% de leur consommation alimentaire globale et plus de 90 % des produits à base de sucre / cacao – Données INSEE 2011). Mais les artisans de la Confrérie ne souhaitent pas investir ce réseau, à la fois pour des raisons éthiques et de taille critique. Ils recherchent donc un mode de distribution facile d’accès au niveau des infrastructures routières pour les consommateurs.3 ) Enfin, même si les réseaux de distribution bio font actuellement une percée à La Réunion, les artisans ne peuvent en bénéficier dans la mesure où leur production ne peut être labellisée : ils ont eu à faire le choix entre le sucre produit à La Réunion, pilier de l’économie locale (57% de la Surface Agricole Utile (SAU), plus de 11 000 emplois direct – Données DAAF 2017), où la production de canne à sucre bio est très faible (moins de 1% de la SAU - Données DAAF 2013) – et le sucre bio, accessible uniquement à l’import (facture carbone élevée). Aussi, afin de développer leur activité et de se consacrer à leur métier de producteur, les artisans ont pensé à un mode de distribution qui leur corresponde et permette d’aller au-devant des consommateurs en les sensibilisant sur une alimentation en circuit court, aussi respectueuse de l’environnement que possible et défendant une production traditionnelle, voire patrimoniale. L’équipe du projet s’est constituée autour des fondateurs de l’association, artisans depuis plusieurs années, militant pour la reconnaissance des spécificités de leurs métiers et la valorisation de leurs produits. Aujourd’hui la Confrérie compte 8 adhérents / personnes morales :-          Emmanuelle Sablé - Présidente - Comptoir Mélissa - Fruits/Fleurs et produits transformés à base de fruits-          Peggy Laurent - Trèsorière - Les Girafons - confiturier / confiseur-          Charles Nagou - Les Saveurs de la Fournaise - Confitures et conserves de légumes / Faux gras-          Marina Naxos - O Délice de Nina - Traiteurs (confitures, gâteaux traditionnels et plats cuisinés)-          Gregory Grimoux - Calicoco - Confiseur (confiserie et pâtes à tartiner)-          Gwenn Atheaux – Nature Innovation – Sirops à froids / Tisanes-          Carole Dafreville – Ferme Feuilles Songe – Arboricultrice Agriculture Biologique / Transformateur fruits et légumes-          Fanny Petit – Ti Po Péi - Confiturier LES BESOINS AUXQUELS REPONDRA LE PROJET :Fruits et légumes de La Réunion, du champ à l’assietteLa situation agricole de La Réunion est très marquée par son histoire. Ainsi la culture cannière (production de sucre et rhum agricole) est largement prépondérante (57% de la SAU) laissant peu de places aux cultures maraichères – et encore moins aux cultures en agriculture bio : 1% de la SAU seulement, majoritairement pour les fruits et Plantes à Parfums, Aromatiques et Médicinales (PPAM). Le constat est sans appel : sur une terre tropicale où la productivité est plutôt bonne, le taux de couverture de la consommation locale par la production locale en produits frais est seulement de 71% pour les légumes et 63% pour les fruits. En prenant en compte les produits transformés - notre segment – produits congelés, conserves et préparations, le taux descend à 54% environ. Cela signifie que pour ce type de produits le taux est encore plus faible.Cela s’explique par la situation agricole mais aussi par les comportements de consommation des Réunionnais. Comme indiqué plus haut, 79% des ménages font leurs courses alimentaires en grandes surfaces alors que le territoire est deux fois moins bien pourvu qu’en France métropolitaine. Ils achètent 50 % de leurs fruits et 41% de leurs légumes en grandes surfaces. Point important également : les transports sont le premier poste de dépense des familles (18,4% en 2011). Les transports publics sont peu développés et tout trajet se fait en voiture : travail, loisirs mais aussi pour les courses, déplacement qui pourrait être supprimé ou réduit par des modalités de distribution différentes.Enfin, l’analyse des comportements alimentaires montre le travail à réaliser en matière de sensibilisation : les ménages Réunionnais achètent moitié moins de fruits (-52%) que les ménages métropolitains et un peu moins de légumes (-6%). Même si cela est compensé par l’autoconsommation (production dans les jardins, partage et troc), l’alimentation des Réunionnais pose des problèmes certains en matière de santé publique. Ainsi le taux d’obésité est plus marqué (notamment chez les femmes de plus de 30 ans) ainsi que la prévalence du diabète traité (9,8 % contre 4,6% au niveau national). Pourtant, la variété des fruits et légumes présents à La Réunion et les traditions culinaires réunionnaises proposent une grande diversité en matière de recettes à base de fruits et légumes mais les produits trop sucrés (notamment les boissons) et les plats préparés ont tendance à prendre la place des plats cuisinés « maison » … Données issues de :-          Agriculture locale et santé des consommateurs – Table ronde du 19/07/2017 – document disponible sur le site internet de la DAAF de La Réunion -          La production biologique réunionnaise – Agreste Analyse n° 103 – Mars 2017 - document disponible sur le site internet de la DAAF de La Réunion (Données DAAF 2013)-          Les comportements alimentaires des Réunionnais - Agreste Analyse n° 99 – Décembre 2015 - document disponible sur le site internet de la DAAF de La Réunion (Données Insee 2011)-          Insee Réunion TER 2011 En synthèse, les Réunionnais consomment trop peu de fruits et légumes, frais ou transformés. Ces derniers sont encore souvent importés, et lorsqu’ils sont produits localement, le respect de l’environnement n’est pas la préoccupation prioritaire.Pour l’avenir de La Réunion, une île – territoire fini – où 40 % du territoire est labellisé Parc National et Patrimoine mondiale de l’UNESCO, il importe aujourd’hui, du point de vue de la Confrérie, de réfléchir à un modèle plus durable pour l’agriculture, la consommation et l’alimentation des Réunionnais. Cette vision a impacté le choix de création d’entreprise de chacun des adhérents, mais aussi leur regroupement pour agir de façon concertée. Les adhérents de la Confrérie entendent ainsi participer au développement d’une alimentation plus locale, respectueuse de l’environnement et basée sur les produits agricoles locaux transformés, impactant l’ensemble de la chaine décrite ci-dessus. A noter que la gamme de produits des adhérents comprend : des confitures, des sirops ainsi que des bonbons et biscuits. Ceux-ci peuvent être consommés dans le cadre d’une alimentation équilibrée en quantité raisonnable. La Confrérie répond à la réglementation en matière de transparence sur les matières premières utilisées pour la confection de ces produits.Les adhérents produisent également des conserves de légumes, des achards (préparations épicées à base de légumes et épices) et des préparations salées diverses.  LE PROJET PROPOSELes adhérents souhaitent créer une boutique éphémère / itinérante pour distribuer l’ensemble de leurs produits et peut-être élargir à des partenaires extérieurs (vente de fruits et légumes bio, pain bio, etc.).D’abord sous forme d’un stand en extérieur avec un aménagement adapté et facilement identifiable, ils aimeraient assez vite investir dans une camionnette spécialement conçue. Ces dispositifs successifs permettront la vente sur des lieux stratégiques planifiés à l’avance et signalés par divers modes de communication : réseaux sociaux, mailing mensuel, communication presse (annonce payante les premiers temps).Grâce à ce mode de distribution, ils espèrent créer un véritable rendez-vous avec les consommateurs autour de nos produits, autant auprès de la population locale que pour les touristes. Ils vont au-devant des consommateurs tout en préservant les critères de qualité et d’éthique. Afin d’assurer des ventes suffisantes, ils pensent localiser la « boutique » sur des sites très fréquentés, comme les sites touristiques prisés et les zones denses en activités professionnelles. La « boutique » pourrait aussi être utilisée pour faciliter la présence sur les marchés ou les opérations touristiques, proposer des actions de découverte, sensibilisation, etc. auprès des consommateurs. Enfin, elle pourrait être support logistique des adhérents dans leurs activités. La « caravane des gourmets » proposera :Vente (80% de l’activité)-       La vente à emporter de produits artisanaux de bouche fabriqués par les adhérents.-       La vente à emporter de quelques produits complémentaires (thé, café, boissons diverses) respectant une charte éthique écrite -       La vente sur place de ces mêmes produits dans un espace salon de thé extérieur pour la découverte.-       Les tarifs proposés permettront de rémunérer les artisans et de conserver une marge pour assurer la rentabilité du service. Animation – communication-       Diffusion des informations relatives à la Confrérie – activités, valeurs, etc.-       Diffusion des catalogues des adhérents – notamment pour les produits non vendus dans la caravane-       Animations spécifiques en fonction du calendrier festif / religieux / événementiel En complément, sur les horaires où elle ne sera pas en vente, la camionnette utilisée pourra proposer :Services aux adhérents-       Livraisons-       Conseil ou formation à la vente Animation - formation-       Au sein d’établissements (écoles, établissements médico-sociaux, etc.) : ateliers découverte du goût-       Auprès de cursus de formation : formation à la vente, à la communication autour des produits locaux (dits « péi ») La proposition a été réfléchie en lien avec la culture réunionnaise : le « camion bar » - version locale du « food truck » - est très répandue à La Réunion, et ce depuis de nombreuses années. Elle permet notamment aux personnes qui se déplacent pour leur travail ou pour des raisons personnelles de pouvoir prendre un repas rapide, à emporter ou sur place dans un espace terrasse à proximité du dit camion. Pour ce projet, l’association financera les dépenses (achat des aménagements et signalétiques, charges de personnels pour la tenue de la boutique, communication, etc.) par :-          Auto-financement grâce aux bénéfices réalisés sur les opérations de la Confrérie-          Emprunt bancaire basé sur la viabilité économique du projet-          Recours au financement des investissements de structuration de filières (dossier FEDER à constituer, demande d’appui par la Chambre des Métiers, etc.)-          Demande de subvention auprès de divers bailleurs publics et privés