Nouvelle-calédonie

Création d'une comédie musicale : Asile au pays des merveilles

Culture

Slogan

Faire entendre la voix de la jeune création !

Cette réécriture, en filigrane, du mythique conte de Lewis Caroll interroge notre as-île, dernier refuge d’une humanité mondialisée et en perte de sens. Pourquoi rester bloqué à l’heure du thé ? C’est pour éviter de regarder le journal télévisé… Doit-on accepter de n’être qu’un charmant sourire qui fait disparaître la femme que l’on est ? Faut-il courir après le temps comme un lapin pris en chasse ? Est-on maître ou esclave des cœurs, que nous voulons cueillir sur notre ordinateur ? Faut-il consommer pour exister ?Autant de sujets de société qui peuvent être abordés par le biais de ce que l’on nomme la « folie » campée par des personnages étranges inspirés de Lewis Caroll. Ces sujets de société sont ceux qui concernent la jeunesse qui s'exprime à travers ces chansons écrites et composées par leurs soins.Et si les fous n’étaient pas ceux que l’on croit ? Et si la folie n’était qu’une réponse normale à la folie du monde ? Si notre petite île pouvait être une réponse possible à la mondialisation ?« Heureux les fêlés car il laisseront passer la lumière. » (Audiard)L’ensemble du spectacle s’est construit à partir de ce postulat : les douze scènes, comme les douze heures du cadran, font voyager le spectateur dans un monde féerique, imaginaire, plein de sons, de musiques et de lumières, un monde qui pourrait être le nôtre. La troupe KLLa troupe KL au sein de l’association Kharma Légal qui a pour objectif premier de promouvoir la création artistique. L’association a commencé ses activités en 2014 pour recevoir les cachets dégagés par les concerts du groupe Kharma Légal. L’ambition de financer l’enregistrement d’albums musicaux, de créer des événements artistiques et musicaux a pu se concrétiser en 2016 avec l’enregistrement d’un EP quatre titres pour le groupe Kharma Légal. Cet EP a ouvert les portes d’un certain nombre d’événements musicaux et médiatiques, avec des émissions telles que Showcase, une nomination aux Flèches de la musique, des premières parties de groupes internationaux (Rock Connection, Live en Août…). En 2017, l’association a mis en place les bases d’un partenariat avec le groupe Skull Sisters : les jeunes membres, nées en 2002, du groupe Skull Sisters, inscrites à la SACENC, se produisent sur différentes scènes du territoire (Fête de la musique de Nouméa, Festival Blackwoodstock Festival…) ont de l’ambition, et l’envie de monter un spectacle. C’est ainsi que commence à se créer une comédie musicale, dont les chansons sont écrites et composées par les Skull Sisters. L’interprétation est confiée exclusivement à des jeunes. L’association les aide et les soutient dans leur démarche artistique, et d’un point de vue financier et logistique. Le texte théâtral est écrit par Évelyne André-Guidici, auteure. Tous les membres de l’association sont des bénévoles, y compris les jeunes artistes. Notre objectif est de partager notre passion pour la musique et l’art. Notre but est avant tout humain. Nous voulons transmettre aux jeunes le goût de la création artistique afin qu’ils osent, avec persévérance, exprimer puis montrer ce qu’ils sont et ce qu’ils font.Le spectacleToutes les chansons, tous les textes, toutes les musiques sont des créations originales. Tous les rôles sont interprétés par des jeunes, repérés au Trophée des jeunes artistes, ou déjà actifs dans des projets artistiques, ou des groupes musicaux. Ce sont donc huit jeunes, particulièrement attirés par la musique, le chant et le théâtre, qui sont dans le projet et l’association. Sur scène, trois adultes jouent du piano, de la guitare et des percussions pour accompagner les chanteurs et chanteuses.Dans un style parfois décalé, les dialogues entrent dans le monde de la folie pour mieux montrer la folie du monde « normal »,  par un effet de résonance et de miroir, avec les chansons écrites et composées par les Skull Sisters. L’ensemble engendre une ambiance steampunk, qui mènera le spectateur au cœur d’une utopie esthétique et envoûtante. Cette réécriture, en filigrane,  du mythique conte de Lewis Caroll interroge aussi notre as-île, dernier refuge d’une humanité mondialisée et en perte de sens.Au total, ce sont douze chansons, du texte et du mouvement dans une comédie musicale d’une heure vingt intitulée Asile au pays des merveilles.