Guadeloupe

Coopérative biologique "La Case à vrac"

Environnement

Slogan

« Mieux manger, moins gaspiller, moins polluer » (Source : ADEME)

D’après l’Observatoire des Déchets de Guadeloupe, 90 % de la population se dit concernée par la question des déchets, loin devant la pollution des sols et de l’eau.Cependant, en 2016, environ 418 000 tonnes de déchets ont  été traités sur le territoire, soit l’équivalent de 592 kg par habitant pour un coût total de 58 millions d’euros entre 2014 et 2016. En comparaison, la collecte de déchets ménagers au niveau national est de 374 kg par habitant.Bien que la quantité de déchets produits en Guadeloupe se stabilise, les coûts relatifs à la collecte et au traitement des déchets y restent élevés et supérieurs de 65 % à ceux de l’Hexagone.Dans un contexte insulaire où 68 % des déchets sont enfouis,  une partie de ces déchets pourrait être évitée grâce à la mise en place d’initiatives en matière  de prévention et de réduction des déchets comme l’implantation d’une épicerie participative ouverte à tous 100 % vrac, 100 % sans emballages jetables.Inspirée de la Park Slope Food Coop de Brooklyn créée il y a plus de 40 ans, cette coopérative alimentaire serait autogérée et axée : sur l’achat de produits de qualité en circuit court répondant à des critères sociaux, éthiques et environnementaux exigeants,sur  la vente de produits en vrac à prix réduits garantis grâce à la participation active de ses membres.Cette épicerie 100 % vrac serait en mesure de fournir des produits locaux et bio du quotidien tels que : ð Fruits et légumes locaux dans le respect de la saisonnalitéð Produits secs (légumineuses, farines, sucre…)ð Condiments (huiles, vinaigres…)ð Produits d’entretien (lessive, liquide vaisselle, bicarbonate de soude…)ð Produits de la Caraïbe (cacao, tisanes, café, fruits secs, sucre…)ð Produits d’hygiène et cosmétiques solides (savon, déodorant, shampoing, dentifrice…)À la fois économique et écologique,  la vente sans emballage permet en effet de réaliser des économies de 10 à 40 % par rapport aux systèmes de distribution traditionnels. (Source : Zero Waste France)Associé à cette logique, ce commerce collaboratif entendrait proposer des prix encore plus accessibles grâce à la coopération active de ses adhérents à raison de 3 heures par mois afin de pouvoir y faire leurs courses.Caisse, stocks, démarches administratives, nettoyage. Ces tâches, effectuées aux côtés de quelques salariés, permettront d’assurer le bon fonctionnement du magasin. Les propositions et initiatives relatives à la gestion de ce dernier seront soumises au vote et à l’appréciation exclusive de ses membres.En somme, l’ouverture d’une coopérative alimentaire 100% vrac représenterait un pas de plus dans :la lutte contre le gaspillage alimentaire en achetant en juste quantité,la réduction des emballages superflus et le réemploi de contenants (bocaux, sacs en tissu…),la préservation des ressources et de la biodiversité guadeloupéenne,le soutien à l’agriculture biologique et aux initiatives locales (permaculture, jardins créoles, hydroponie, aquaponie…) en favorisant une juste rémunération des producteurs,le passage à une consommation plus responsable tendant vers le zéro déchet,l’accession du plus grand nombre à des produits de qualité,la recréation de lien social entre générations et milieux sociaux différents, producteurs et usagers, par l’organisation de moments d’échange et de partage.l’éducation au développement durable et à l’éco-citoyenneté des plus jeunes.Puisque « le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas », misez sur une coopérative alimentaire intergénérationnelle, 100 % vrac, 100 % zéro déchet qui encourage et soutient l’agriculture locale et  biologique de la Guadeloupe et de la Caraïbe.