Guadeloupe

Chanvre des Iles : une initiative de développement économique guadeloupéenne basée sur la culture et l'agro-transformation du chanvre et de ses produits dérivés

Production économique

Slogan

Voir la culture du chanvre comme un vecteur de développement économique et une opportunité de création d'emploi pour nos territoires

L'ensemble du projet est décrit dans le document PDF accessible au lien ci-dessous:=> Dossier projet sur Google Drive=> Prévisionnel exploitation agricole=> Prévisionnel coopérative agricoleINTRODUCTION La Guadeloupe est un archipel de 1628 kilomètres carré qui compte environ 395 725 habitants1. En 2016 le P.I.B de la Guadeloupe est estimé à 8,3 milliards d’euros. L’économie de la Guadeloupe est principalement produite par le secteur tertiaire, qui réalise 85,4 % de la valeur ajoutée totale en 2011. Cette même année l’agriculture ne produit que 2,5 % de la valeur ajoutée totale. Selon l’enquête sur la structure des exploitations agricoles de 2013, la surface agricole utilisée (SAU) est évaluée à 31 000 hectares (ha). Entre 2010 et 2013, elle diminue de 1,5 %, soit l’équivalent de 150 ha par an. Le secteur primaire repose essentiellement sur les deux cultures principales que sont la canne à sucre et la banane. Ce sont les deux grandes cultures d’exportations de Guadeloupe, occupant plus de 50 % des surfaces utiles agricoles (44,2 % pour la canne à sucre et 7,6 % pour la banane 2). En réalité, les agro-industries de la canne et de la banane sont en déficit et sous perfusions constantes de subventions. De plus sur bon nombre d’exploitations, les conditions de travail et du droit salarial ne sont pas respectées dans la filière banane3. Pour rappel également, la filière agricole est la seule ne disposant pas de convention collective.Le constat des défauts de ces cultures à pouvoir répondre au besoin d’autosuffisance alimentaire du territoire, notamment suite au passage des récents cyclones, renforce le besoin, pour la population, d’une reconversion agricole globale à l’échelle du territoire. Enfin, les chiffres du chômage sont en constante augmentation. Le marché du travail guadeloupéen se caractérise par la prédominance du secteur tertiaire dans l’emploi salarié et un taux de chômage élevé. En 2016, il est ainsi plus de deux fois supérieur à celui de la France hors DOM (24 % contre 10 %). En décembre 2017 le nombre de demandeurs d’emploi à été estimé à 65 540 contre 64 100 en décembre 20164. C’est dans ce contexte socio économique que s’inscrit le projet « Chanvre des îles ». En effet, le projet envisage la culture et l’agro-transformation du chanvre bio dans un but commercial pour ses propriétés nutritionnelles. Le projet permettrait donc de booster la création d’activité agricole et d’agro-transformation par l’ouverture d’une nouvelle filière de revalorisation des sous-produits du chanvre (fibres, chènevotte). La présentation réalisée dans ce document se concentre sur la transformation alimentaire du chanvre ceci afin de faciliter l’accès pour les populations locales impactées par la pollution des sols et des aliments, à une alternative nutritionnelle de qualité à meilleur prix tout en créant de l’activité économique et de l’emploi.1 Source : IEDOM, rapport annuel d’activité de la Guadeloupe, édition 20172 Source : DAF rapport 20163 En Juin 2015, 63 ouvriers de l’exploitation agricole « Bois-Debout » ont porté plainte au Prud’hommes. Le jugement, rendu le 31 Mars 2017, condamne la direction de l’entreprise à payer 10 000 à 20 000 euros de rappels de salaires à chacun.4 Source : INSEE, rapport sur l’emploi en Guadeloupe édition 2017CONCLUSION  La culture du chanvre biologique à grande échelle et en tant qu’agriculture intermédiaire représente une manne économique réelle pour les exploitants agricoles et au-delà pour les îles de Guadeloupe.C’est une culture à intégrer pleinement dans le programme reconversion agricole, l’absence d’un modèle économiquement viable étant le principal frein pour les exploitants prêts à se reconvertir. La culture du chanvre favorise l’accès à l’autosuffisance alimentaire et, indirectement, permet aux exploitants de réduire les prix de vente des produits locaux, les rendant ainsi économiquement compétitifs voire attractifs sur le marché local, en particulier face aux produits concurrents issus de la zone Caraïbe / Amérique Latine.Comme démontré dans ce document, le projet « Chanvre des îles » est un projet économiquement viable. C’est également un projet durable et écologique, le chanvre étant cultivé sans intrants ni pesticides et en culture de rotation dans un premier temps. Le projet « Chanvre des îles » a aussi une portée sociale car il permet la création d’emplois dédiés à cette forme de culture, qui peuvent être pérennisés sur chaque exploitation, voire multipliés par un et demi si l’exploitant choisit de s’inscrire dans une démarche de reconversion agricole, le complément de culture en chanvre lui portant le soutien financier nécessaire en absence de subventions.Les ouvertures liées au projet « Chanvre des îles » sont également multiples : c’est une filière commerciale qui peut être étendue à l’export.les demandes en recherche et développement sont nombreuses en France et à l’international.les opportunités en entreprenariat sont diverses.les résultats du programme à long terme peuvent servir de base pour une application similaire du modèle de filière d’agro-transformation du chanvre dans les autres DOM.